La philosophie Montessori !

… Suite de la NEwsletter de Mars 2018

Dans un environnement Montessori, afin que leurs besoins soient respectés, les enfants sont libres de choisir leurs activités parmi une gamme de propositions qui a été pensée et prévue pour répondre aux enjeux des périodes sensibles.

Cela encourage le développement de leur autonomie. La possibilité pour l’enfant de poursuivre l’activité aussi longtemps qu’il le souhaite lui permet de satisfaire ses intérêts profonds et offre le temps nécessaire à la construction de l’intelligence, selon son propre rythme.

Ce temps mis à la disposition des enfants leur permet de trouver le chemin vers la concentration, donc vers eux-mêmes, chemin qui les mènera vers les autres. Matinée et après-midi offrent donc chacun deux heures et demie à trois heures d’activité autonome (activités individuelles ou en groupe pour les plus grands).

La pédagogie Montessori pour éduquer son enfant au quotidien

De nombreux parents s’intéressent à la pédagogie Montessori. Souvent, ils souhaitent ainsi trouver des réponses aux questions qu’ils se posent au sujet de l’éducation de leurs enfants. Poser des limites, ne pas crier, quelles activités ou jeux proposer, les parents veulent bien faire en recherchant avant tout l’épanouissement de leurs bambins. Et suivre les principes de base de la philosophie Montessori permet d’éduquer son enfant dans le respect de son développement. Entretien avec Emmanuelle Opezzo, formée à l’univers Montessori, qui vient d’ouvrir Koko Cabane, le premier espace familial basé sur cette pédagogie à Paris. Cette éducatrice spécialisée nous donne les clés pour comprendre les fondamentaux Montessori…

Montessori : pour une éducation bienveillante

Dans son livre, Emmanuelle Opezzo explique, qu’avant toute chose, « les parents doivent remettre en cause les préjugés qu’ils ont sur l’éducation ». Elle souhaite ainsi convaincre pères et mères d’oublier l’idée que l’éducation se réduit à une méthode précise. Au contraire, dans l’esprit Montessori, il est bon de considérer que l’enfant, pour se construire, se développe naturellement, au gré de différentes étapes clés, selon son rythme. Dans la philosophie Montessori, « éduquer » son enfant revient à l’aider, le protéger et le sécuriser. Emmanuelle Opezzo précise que « le parent doit mettre en place une relation bienveillante, basée sur la confiance mutuelle au fur et à mesure que l’enfant grandit, afin de l’accompagner et le soutenir affectueusement, émotionnellement et socialement. Ceci va faire naître en lui l’estime, la confiance en soi, une certaine sécurité intérieure, qui est primordiale ». Pour elle, « les mamans qui s’intéressent à Montessori peuvent s’initier dès leur grossesse afin d’accueillir leur bébé, en ayant en tête, des idées de leurs futurs choix éducatifs ». 

Apprendre à faire « seul » : un pilier de la pédagogie Montessori

Un des préceptes fondamentaux de la philosophie Montessori est le « faire seul ». L’autonomie de l’enfant est favorisée et lui permet de se construire en toute confiance. « Le parent doit répondre aux besoins physiques, affectifs et psychiques de son enfant, par la préparation d’un environnement adéquat ». Selon Emmanuelle Opezzo, « Il ne s’agit pas de laisser l’enfant faire ce qu’il veut à la maison. Mais de lui laisser le choix, comme par exemple entre plusieurs vêtements ou goûters. Ces petits moments de coopération du quotidien sont importants et lui donne confiance en lui ». L’éducatrice précise que « pour le parent, savoir que son enfant est capable de faire seul, est le point de départ du développement de son autonomie ».

L’autorité bienveillante

Les parents sont attachés au fait de « se faire obéir » dans leur éducation. Selon Maria Montessori, comme le rappelle Emmanuelle Opezzo, « l’obéissance se construit avec la volonté. Avant 3 ans, l’enfant n’est pas encore assez mature psychiquement pour obéir aux consignes. Petit à petit, il organise sa pensée, et son identité se structure. Sa propre pensée émerge ». Dans la philosophie Montessori, obéir ne veut pas dire se soumettre à une volonté mais plutôt accorder sa volonté à une tierce personne, sans être sous la contrainte. Emmanuelle Opezzo précise : « L’enfant est réceptif aux consignes données avec amour et authenticité, celles qui contribuent à son bien-être. Il obéit à ce qui lui semble juste ». L’éducatrice pense que certaines demandes des parents concernent plus un « confort personnel que le bien-être de l’enfant ». Autre principe de base : l’enfant aime ses parents, il ne cherche pas à les fâcher. Là encore, dans la philosophie Montessori, les idées reçues sont remises en question. L’enfant n’est pas nécessairement dans la provocation ou le refus d’obéir. Emmanuelle Opezzo explique « que la phase dite d’opposition des 2 ans est plutôt considérée comme une phase d’affirmation. L’enfant commence à exprimer ses envies ». Pour Emmanuelle Opezzo, si l’adulte ne pose pas un cadre ou ne donne pas de consignes claires, c’est à ce moment-là que l’enfant peut tester ou désobéir. « Quand les frontières sont trop floues, l’enfant teste les limites et entre en négociation voire s’oppose radicalement » ajoute-t-elle.

Adapter l’environnement

 

Pour vivre au quotidien selon les principes Montessori, Emmanuelle Opezzo explique qu’il faut  préparer l’environnement de l’enfant à la maison. Son espace de vie ne doit pas uniquement se résumer à sa chambre, mais l’ensemble de la maison doit être pensé pour l’enfant. Tout d’abord, il faut aménager sa chambre à coucher. Des espaces différenciés sont conseillés : un coin pour le sommeil,  un autre pour le jeu, pour le change, et un coin pour les activités artistiques et culturelles. Dans la cuisine aussi, il est important d’adapter l’espace à l’âge de l’enfant. Les repas sont considérés comme un moment clé du développement social. Ce temps d’éveil entre parents et enfants est très important notamment pour l’autonomie. L’apprentissage des goûts, manger avec des couverts, verser de l’eau, tout est prétexte à faire grandir l’enfant.

« Les jouets permettent à l’enfant de grandir »

Pour éveiller son enfant, les parents recherchent des jouets spécifiques. Emmanuelle Opezzo explique que « dans les écoles maternelles Montessori, il n’y a pas de jouets à disposition, mais du matériel appelé « travail ». Les jeux sont ainsi pris au sérieux et respectés par l’enfant ». A la maison, les parents qui souhaitent suivre la philosophie Montessori peuvent choisir certains types de jouets. « C’est en jouant que les enfants se construisent » indique Emmanuelle Opezzo qui reprend un des préceptes de Maria Montessori. Avant de choisir un jouet, il faut se poser certaines questions : à quoi sert-il, qu’apporte-t-il à l’enfant, permet-il d’améliorer sa motricité fine ou globale, de comprendre un nouveau concept, d’exercer sa mémoire ? Les Lego ou Kapla sont parfaits, par exemple, ils laissent place à l’imagination et la créativité de l’enfant. Pour la spécialiste, « idéalement, le jeu doit permettre à l’enfant de s’auto-corriger pour favoriser autonomie et esprit critique ». Quand il joue au Memory, l’enfant visualise lui-même si les cartes sont identiques ou pas, si les pièces d’un puzzle s’encastrent ou pas. « Les jeux permettent une certaine répétition en suivant un déroulement précis : début, milieu et fin », détaille Emmanuelle Opezzo. Enfin, les activités Montessori permettent à l’enfant de développer son individualité jusqu’à ses 6 ans.

 

 

 

source : www.parents.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *