Qui suis-je et pourquoi je fait ce que je fais…

Qui suis-je ?

Mon nom est Armel Laminsi. J’ai 39 ans (en 2019), marié ou pire 😉 et 4 enfants ! (Bah oui, quant on va jusqu’à 4 enfants, on est plus que liés pour le meilleur et le pire 😉

J’ai plutôt un profil d’entrepreneur et l’aventure Berceau des Rois a commencé suite à un concours de circonstance et de rencontre qui s’est formé à la naissance de ma première fille en 2009 !

Je dois également ajouter que ma conjointe est Educatrice de Jeunes Enfants (et pour ceux à qui ça parle, Educatrice Spécialisée également).

Oui, difficile de dire que toutes ces coïncidence n’ont pas influencé le lancement de ce projet fort passionnant qu’est Berceau des Rois.

Alors, pourquoi tous ces détails dès les premières lignes ?

Alors, pourquoi tout ces détails dès les premières lignes ?

Juste parce que l’ensemble de cette réalité résume l’essentiel de « mon monde ».

Et puisque mon monde influence la façon dont je prends mes décisions, et entre autres celles de mes responsabilités de dirigeant de Berceau des Rois.

Or, puisque si vous êtes ici, la probabilité est forte pour que vous soyez un des parents qui nous confie ce qu’il a de plus cher, je considère que vous êtes en droit de vouloir en savoir plus sur la façon dont sont prises les décisions du groupe Berceau des Rois.

Je n’ai pas toujours été – comment dire – très « brillant » ?

Je dois tout d’abord confesser que je ne suis pas un illuminé de la parentalité de la première heure.

En effet, avant que ma conjointe ne m’annonce que nous attendions un premier enfant, je ne m’étais jamais intéressé au sujet et comme beaucoup de personnes qui sortent d’une Ecole de Commerce, j’avais d’ailleurs des idées assez loin de la réalité et pour le moins ignorante de la réalité du jeune enfant. Je ne voyait que la vie côté compétitions et pensais par exemple, et terriblement à tord, qu’il fallait y préparer son enfant le plus tôt possible, etc. Erreur !!!

Je me souviens par exemple que je disais à ma compagne : « la vie est dure, il faut que cet enfant l’apprenne tôt et pour cela, qu’elle aille à la crèche le plus tôt possible ».

Bien qu’il n’y ait fondamentalement rien de dramatique dans le fait d’aller tôt à la crèche, il faut reconnaître qu’à cette époque où j’allais devenir papa et avant le début de mes aventures de dirigeant de crèche, ma vision de la crèche à cette époque était évidemment trop réductrice et surtout en décalage total avec la réalité et les besoins du jeune enfant.

C’est d’ailleurs pour cette raison que j’estime avoir eu beaucoup de chance de tomber sur une professionnelle de la petite enfance qui elle, était plus calée sur le sujet et me répondait que « l’enfant a peu conscience d’être un être à part avant la période de ses 9 mois. Apprendre que la vie est dure est très loin de ses préoccupations à cet âge là ! »

En effet, c’est grâce à elle – et je te dirai jamais assez merci pour cela, ma chérie – que j’ai été exposé pour la première fois aux concepts comme l’attachement, ou encore l’embryon psychologique, etc. (je vous en dirai plus si vous le souhaitez), que j’ai retrouvé par la suite en détail dans la formation Montessori. Et je pense que tout cet environnement a influencé – et influence encore au quotidien – ma perception de la réalité et donc ma façon de décider pour le Berceau des Rois au quotidien.

Pourquoi je fais ce que je fais …

Parlant justement de ces décision du quotidiens : vous n’agissez pas de la même façon quand vous avez des enfants ou quand vous n’en avez pas !

La magie de la vie humaine fait que la plupart d’entre nous le fait de devenir parent s’accompagne d’un amour inconditionnel pour chaque enfant que nous mettons au monde et/ou pour lequel nous avons la responsabilité de parent.

De cet amour inconditionnel naît l’envie de donner à cet être, tout ce que nous pouvons pour qu’il s’épanouisse dans la vie et la réussisse au mieux.

Or, lorsque vous avez des enfants, vous êtes confronté tous les jours à la réalité du « que puis-je leur proposer aujourd’hui pour les aider à mieux se construire ? »

Tenter de répondre à ces questions vous pousse alors à investiguer une spectaculaire variété des sujets et lorsqu’on est un peu rationnel, que l’on vit dans la réalité de la vie occidentale, on retombe vite sur les mêmes convictions.

Mon cheminement m’a par exemple amené quelques certitudes et convictions :

Ils risquent de croiront que les pommes se fabriquent au supermarché !

Ma première conviction est qu’il est important de sensibiliser les jeunes enfants à la nature. Non pas parce que c’est à la mode, mais parce qu’autrement, ils risquent de croire par exemple que c’est le supermarché qui fabrique les fraises, les pommes et les abricots; ou encore que la vie animale, ça se résume aux chiens, au chats et peut être quelques coccinelles et que tout le reste n’est que dans les livres, etc.

Ce que nous mettons dans leur assiette, c’est important, TRÈS IMPORTANT !

Ma deuxième conviction est que même si nous devons beaucoup de progrès à la chimie qui a permis d’anéantir la famine dans notre pays en une petite trentaine d’années, il est essentiel d’accorder une attention toute particulière à ce qu’elle nous propose à manger pour nos enfants.

En effet car ces derniers sont jeunes et fragiles et ce que nous leur donnons à manger rentre en jeu dans la formation de leurs organismes, de leur organes, de leur cellules et donc influence leur capacité à vivre heureux, longtemps et en bonne santé. Pour cette raison, je suis convaincu qu’il est essentiel d’être extrêmement vigilant – encore plus à l’heure de la puissance des lobbys d’aujourd’hui – à la qualité des aliments avec lesquels nous nourrissons nos enfants.

C’est par exemple pour cela que depuis le début de cette rentrée, nous décidé de passer nos menu en « le plus bio possible ! » que pouvait nous proposer notre prestataire spécialiste de la restauration des crèches. Aparté : Cela dit, j’ai été très surpris d’apprendre que j’étais le 4ème client à faire ce choix, parmi de leur 1200+ clients crèches privées en Ile de France (dont beaucoup de plus grands groupe de crèches) ! Mais bon, chacun fait ce qu’il veut…

La sécurité affective est essentielle pour le bon développement de l’enfant

Ma troisième conviction est que la transition entre la maison et la crèche est une phase très importante dans la vie d’un enfant. Cette conviction est presque une évidence pour toute personne qui a des connaissance académiques de base en pédo-psychologie. Moi, je l’ai découvert grâce à ma conjointe Educatrice de Jeunes Enfants et plus tard pendant ma formation Montessori.

En effet, la capacité à appréhender des lieux et visage nouveaux est très progressive chez le jeune enfant. Le lien avec une personne de reférence – c’est à dire une personne que l’enfant connait, à qui il est habitué et en qui il a confiance et se sent en sécurité – est essentielle pour sécuriser émotionnellement et affectivement ce jeune enfant.

Voici une des missions qui crée le plus d’exigence pour l’adulte !

Ma quatrième conviction est que LA caractéristique essentielle à une vie équilibrée est : la confiance en soi. Ces 3 petits mots créent un degré d’exigence redoutable chez tout adulte qui a la responsabilité de l’éducation (ou de la co-éducation) d’un enfant :

L’autonomie de l’enfant

Parce qu’il n’acquiert le confiance en lui que quand il voit qu’il réussit à faire par lui même, il faut surtout le laisser faire et surtout apprendre à faire, même si ça prend plus de temps, même s’il y a des accidents et qu’il faut nettoyer après, même cela rend votre « travail » un peu moins simple.

L’exemplarité de l’adulte

Du point de vue de l’enfant, la règle est simple : « Pour être autonome, je dois faire. Je fais ce que je vois faire et non pas ce qu’on me dit de faire – ou pas faire. » Pour l’adulte, respecter cette règle est un peu moins simple.

La verbalisation

La seule façon de devenir une « personne » est d’être traitée comme tel; ça commence par une attitude fondamentale qui n’est pas naturelle chez l’adulte et qui consiste à communiquer avec l’enfant sur tout ce qui le concerne. Communiquer signifie ce qu’il – lui – fait, comment il le fait, combien de temps ça va prendre, etc. Communiquer, c’est aussi obtenir l’avis de l’enfant et y répondre, lui expliquer, etc.

La socialisation

La relation aux autres permettent à l’enfant de développer sa vie affective, de découvrir ses émotions, de réduire sa dépendance affective, bref tout ce qui est indispensable pour se construire !

Le temps individuel

Le temps individuel est nécessaire à l’enfant pour jouer seul et donc multiplier expériences qui développent les compétences. Lais ce temps individuel permet aussi de « s’ennuyer » car c’est par là que se développe sa créativité. Or, il est naturellement difficile pour l’adulte de résister à la tentation que l’on a de lui proposer des choses en permanence pour l’occuper et surtout lorsque nous ne sommes pas disponible, lui éviter de s’ennuyer, afin qu’il ne vienne pas nous « déranger ».

La violence ? C’est évidemment toujours la faute de l’adulte !

Ma cinquième conviction est que toute forme de violence, même simplement verbale, n’est que la manifestation d’un manque de patience de l’adulte. Derrière son apparente efficacité, se cache de nombreuses limites dont la plus grave à mes yeux est la confiance en soi de l’enfant.

D’ailleurs, je ne pense pas être le seul à avoir cette conviction puisque cette philosophie est précisément celle du courant appelé « éducation positive » qui bannit toute forme de violence dans la vie éducative de l’enfant.

Au Berceau des Rois…

Comme par hasard, vous retrouvez l’ensemble de ces points dans notre projet pédagogique et/ou dans le fonctionnement des crèches Berceau des Rois. Et s’il s’agit du lieu où vous confiez ou allez confier vos enfants, lorsque je me mets à votre place, il me parait légitime de votre part de savoir quelles sont les convictions de celui qui prend les décisions pour le groupe et réciproquement, il me paraissait important de partager avec vous mon cheminement pour arriver à ces valeurs et à ces convictions.

Je suis précisément à votre place…

Pour finir, oui, je suis à votre place !

En effet, mon dernier fils – Kenzo – est le seul des 4 qui a eu la chance d’être assez jeune au moment où nous avons emménagé il y a 2 ans pas très loin d’une de nos crèches qu’il a ainsi pu fréquenter.

J’ai donc vécu la chose côté parent aussi. J’ai vécu le coeur qui se serre quand malgré tout, les pleurs de votre enfant retentissent alors que vous quittez la crèche parce qu’il n’était pas très en forme ce matin là, qu’il aurait préféré rester dans vos bras, et que vous devez malgré tout aller travailler parce que vous avez des engagements dont vous ne pouvez vous soustraire !

J’ai aussi vécu la joie de le voir s’amuser et s’épanouir avec ses camarades ces quelques secondes avec qu’il ne me voie et me saute dans les bras quand je venais le chercher.

J’ai été durablement marqué par ces moments et pour toutes ces raisons, je pense ne pas être totalement « impartial »… mais ce n’est pas grave, je pense, au contraire…

Aujourd’hui, Kenzo à 4 ans et passe en deuxième année de maternelle. Mais aujourd’hui encore, je me demande à chaque fois que je dois prendre une décision qui a une incidence sur les crèches: « Est ce que je prendrai la même décision si j’étais un parent dont l’enfant est accueilli à la crèche ? »

Et je pense que ce sera encore le cas pendant longtemps…

Je pense que je resterai bien longtemps « parent » avant d’être « dirigeant de crèche ».

C’est par exemple la raison pour laquelle, nous venons de décider de signer le contrat pour que nos repas soient le plus « bio » possible. Non pas parce que c’est la mode, mais parce que j’ai fais les même choix en tant que parent pour mes enfants.

« Est ce que ça vaut le coup ? »

En d’autres termes, si à la maison, je suis attentif à ce que mange mes enfants, pourquoi n’en serait-il pas de même pour les enfants des autres qui me sont confiés à la crèche ? Alors certes, cela augmente les dépenses de la crèche et donc réduit la marge de manœuvre puisque nous avons décidé de ne pas augmenter le tarif final pour les parents. Mais la question pour moi est : « Est ce que ça vaut le coup ? » La réponse pour moi est « sans hésiter, OUI ! »

C’est aussi la raison pour laquelle j’ai décidé d’investir dans la mise en place d’une formation Montessori pour chaque membre de l’équipe de chaque crèche. Même si elles sont toutes diplômées petite enfance, je suis convaincu qu’on ne retient et ne pratique que ce qu’on répète. Pour cette raison, il le parait essentiel qu’elles évoluent dans un environnement de développement permanent de leur compétences et de leurs pratiques professionnelles.

C’est encore la raison pour laquelle nous avons mis en place une charge du collaborateur.trice Berceau des Rois appelé les 12 commandements qui reprend les points essentiels de l’engagement moral entre le groupe Berceau des Rois et chacun.e de nos collaborateur.trice en charge de vos enfants pour que soient respectées les convictions du réseau en ce qui concerne notre niveau d’exigence sur l’accueil. Ces 12 commandements sont affichés dans chaque salle du personnel est revus régulièrement lors des hebdomadaires réunions d’équipe organisées et animées par les directrices.

C’est toujours la raison pour laquelle les directrices travaillent dur pour que, malgré les impondérables du service, il soit proposé toutes les 4 à 8 semaines, des projets et activités auxquels les parents sont invités à participer. Cela leur permet de mieux connaitre la crèche, discuter davantage avec les équipes, comprendre ce qui y est proposé à vos enfants et de passer un petit temps supplémentaire avec cet enfant dans le lieu ou il passe ses journées et ainsi renforcer la sécurité affective de cet enfant dans ce lieu.

Vous avez compris, je pourrais continuer encore et encore de cette façon avec les quantités de choix et décisions que nous approfondissons au quotidien pour s’assurer de proposer la meilleure qualité d’accueil possible pour l’épanouissement et le développement de chaque enfant qui nous est confié… et je ne serait quand même pas complet parce que je suis très loin de connaitre toutes les micros décisions que prennent nos directrices et leurs coordinatrices qui rivalisent d’ingéniosité pour résoudre tous les problèmes et spécificités pratico-pratiques du quotidien… toujours dans la même philosophie parce que j’ai toujours voulu que la vie du Berceau des Rois aille au delà de l’humeur d’Armel Laminsi et que cette philosophie de « l’enfant d’abord » soit celle de l’entreprise toute entière !

Si vous êtes accueilli au Berceau des Rois

Je suis/serai très heureux et particulièrement honoré de la confiance que vous nous faite, comme je le suis pour les cent cinquante deux familles qui nous font confiance toutes les semaines !

Ici même, je prends l’engagement moral d’aller le plus loin possible dans la recherche de cette qualité d’accueil agréable et épanouissante dont je souhaite voir profiter chaque enfant qui est accueilli dans n’importe quelle crèches Berceau des Rois.

A cet effet, je vous prie de remonter toute piste d’amélioration qui pourrait nous aider à continuer de progresser.

A l’inverse, nous sommes dans une activité humaine qui a ses impondérables: problèmes de transports, arrêts maladie, etc. En cas d’éventuel dysfonctionnement malgré toutes les dispositions que nous prenons pour anticiper les risques liés à ces réalités, au delà de la responsabilité sociétale que nous avons sur une activité de cette nature, sachez que nous faisons et ferons tout ce qui est dans nos possibilités pour le résoudre le plus vite possible et avec le moins d’incidence possible sur les enfants et les familles.

A ce sujet, nous sommes et serons toujours à votre écoute notamment à travers les directrices, et leur supérieures hiérarchiques que sont les coordinatrices de crèches. Contactez-les aussi souvent que possible et demander à remonter la hiérarchie si vous avez le sentiment que les choses n’avancent pas comme elles devraient.

Surtout ayez l’assurance que vous être dans votre droit le plus absolu, que vous ne dérangez/dérangerez jamais et surtout que votre place ne sera jamais remise en cause pour ces raisons.

Mais je vous rassure, la dizaine d’années que nous venons de passer à gérer les crèches nous sonne une expérience nous permettant de connaitre les risques de dysfonctionnements. Ceci nous a permis d’anticiper des dispositions de façon éviter que vous vous aperceviez de problèmes éventuels.

Et si vous n’êtes pas au Berceau des Rois…

Tout d’abord, merci de m’avoir lu jusqu’ici.

De nombreux spécialistes s’accordent sur le fait que l’essentiel de la personnalité, et donc de ce que nous pouvons leur transmettre en tant que parent, se constitue sur les 36 premiers mois de la vie. Il se trouve que c’est la période vous avou savez le choix du mode de garde votre enfants.

Quelque soit le mode de garde que vous choisissez, je pense que les convictions exprimées sur cette page, qui sont aussi une synthèse de mon expérience de parent et de « crècheur », vous aident à faire votre choix.

Dans tous les cas, je vous souhaite beaucoup de succès dans votre métier de parent.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *